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Giverny News

Le Blog d'Ariane,

mercredi 11 juillet 2012

Géraniums

Plaque émaillée Les GéraniumsCette plaque émaillée vue aux Andelys ornait déjà la porte de cette maison il y a cent ans. Elle témoigne de la prédilection des propriétaires d'alors pour cette fleur indémodable, le géranium. Alors que d'autres belles plantes sont tombées en disgrâce, le géranium, en pleine floraison actuellement, mérite toujours bien son nom de "roi des balcons".

samedi 25 février 2012

Cartes postales anciennes

Les archives départementales de l'Eure ont fait l'effort de scanner un très grand nombre de cartes postales anciennes : 27000 à ce jour, on dirait le code postal d'Evreux, un chiffre symbolique. Les cartes sont non seulement numérisées, mais aussi classées et taguées pour faciliter les recherches par critères.
La production de cartes a été tellement considérable au début du siècle dernier qu'il ne s'agit évidemment pas de la totalité de celles qui existent. Mais on en a tout de même un large panel.

La recherche sur Giverny livre 90 vues. Bien que propriété privée, les jardins de Monet existaient déjà en cartes postales. On y trouve quelques-unes des vues classiques de la grande allée, à l'époque où elle était encore bordée d'épicéas, entiers, puis tronqués.
Impossible de savoir quand la photo a été prise. Les archives ont omis de préciser si la carte avait circulé, et quand. On aurait aimé voir le verso. On aurait aussi aimé pouvoir zoomer davantage. En dépit de ces petites restrictions, tel qu'il est, ce fonds est un cadeau phénoménal offert au public.
C'est émouvant de se promener dans les images des villes et villages d'hier, dans ces vues noir et blanc ou sépia où l'on reconnaît les monuments, inchangés, mais où les personnes mènent une vie qui n'est plus la nôtre.
Les lavandières battent le linge, les fermières traient les vaches, les passagers vont monter dans le train à vapeur. Tout ce monde porte des vêtements qui n'existent plus, s'embarrasse d'ombrelles, de cannes, de chapeaux.
A Giverny, les photos restituent les meules de blé, comparables à celles de Monet, de Blanche Hoschedé-Monet, de John Leslie Breck.
Des vues de rangées de peupliers, qu'on élaguait à l'époque aussi haut que possible pour en tirer des fagots, corvée d'un temps où il fallait faire feu de tout bois.
Et des vues des bords de l'Epte à n'en plus finir, comme si les photographes avaient succombé à la même fascination que les peintres de la colonie américaine de Giverny, dont c'était le motif de prédilection.

samedi 26 septembre 2009

Course de côte des anciennes

AmilcarAmilcar, ça vous dit quelque chose ? Il faut être versé dans l'histoire de l'automobile pour connaître, et pourtant c'est une marque qui a fait rêver les générations de l'entre-deux guerres. Détentrice du record du monde de vitesse, à 190 puis 206 km/h !
Plusieurs Amilcar étaient rassemblées au Jardin des Arts aujourd'hui à Vernon, en compagnie de Peugeot, de Bugatti et d'autres marques plus ou moins familières.
Cent dix ans plus tard, la fameuse course de côte de Gaillon va revivre demain. Il reste peu de véhicules roulants qui datent de la première course, en 1899, mais l'épreuve a perduré jusqu'en 1928 et presque toutes les automobiles engagées pour cette commémoration sont antérieures, elles auraient donc pu y participer à l'époque.
Le public viendra certainement nombreux pour les admirer, comme au temps de Claude Monet. Le peintre n'aurait manqué le spectacle pour rien au monde.
Passionné de vitesse, il a craqué pour une Panhard-Levassor dès 1900, tout en s'assurant les services d'un chauffeur. Il est vrai que, quand on voit la difficulté qu'ont certains de ces vénérables tacots à démarrer, on conçoit que le recours à un spécialiste n'était pas superflu. Un homme de l'art, si j'ose dire.

vendredi 1 août 2008

L'union des sports

L'union des sports, café restaurant à VernonAu temps lointain où cette enseigne correspondait à l'établissement qu'elle domine, le propriétaire avait trouvé judicieux, pour attirer une vaste clientèle, de nommer son café restaurant "A l'union des sports".
Cela sonne comme une dédicace, mais c'était plutôt un appel du pied aux joyeux sportifs pour qu'ils viennent célébrer ici les victoires, se consoler des défaites, refaire le monde et l'arbitrage autour d'un canon et organiser leur banquet de fin d'année.
On n'était pas sectaire, des footeux aux joueurs de boules, tout le monde était le bienvenu, tous réunis dans la même communion d'après l'effort.

Le local a changé moultes fois d'affectation, sans doute, et l'Union des Sports s'est évanouie comme un idéal qui disparaît.

A une semaine de l'ouverture des Jeux Olympiques, la polémique pékinoise bat son plein. Les Jeux, c'est pourtant l'occasion de célébrer l'union des sports, ce qui n'arrive pas si souvent.

Enseigne ancienne rue Carnot à Vernon

vendredi 4 avril 2008

Panneau de travaux

Panneau travaux ancien modèle On restaure une maison ancienne à Giverny. Le chantier qui donne dans la rue Claude Monet est très bien matérialisé par des panneaux de chaque côté. Deux panneaux qui disent la même chose, mais de façon si différente ! A croire que, comme les visiteurs de Giverny, ils parlent des langues étrangères.
Sur la gauche on trouve celui-ci, posé au milieu des myosotis et des giroflées (on est à Giverny n'est-ce pas). Il vous rappelle de vieux souvenirs ? Quarante ou cinquante ans peut-être, et pas une ride ! L'émail est comme neuf, il ne doit pas servir très souvent.
Sur le fond blanc cerné de rouge se détache la silhouette d'un homme en plein travail, objet du panneau : les automobilistes sont prévenus de la proximité d'un chantier.
C'est un véritable athlète, ce terrassier. Epaules larges, cou puissant, bras musclés, la silhouette le présente en plein effort.
Il manie la pelle d'un geste que l'on devine maîtrisé par une longue habitude, le corps penché vers l'avant, en appui sur son genou. Il porte un maillot à manches courtes, un pantalon et des chaussures à talons bas.
Que remue-t-il, du sable, du ciment, de la terre ? Que va-t-il faire de sa pelletée ? Va-t-il l'entasser derrière lui, à l'endroit où un tas plus petit semble en train de se former ? L'instant est en suspens, le chantier en cours.

Panneau chantierDe l'autre côté de la maison givernoise un autre panneau de signalisation remplit le même office. Il est beaucoup plus récent mais un usage intensif l'a fait vieillir prématurément. Peu importe, il voisine avec la bâche, le filet de protection, pas besoin ici de faire dans l'esthétique.
Le beau terrassier a disparu au profit d'un pictogramme (pardonnez-moi d'avoir des regrets !). Le jaune, la couleur choisie pour signifier travaux, qui se résumait à trois points dans les angles sur l'ancien panneau a envahi le fond du nouveau modèle, renforçant l'idée de chantier et de danger.
Alors que tout le dessin s'est simplifié pour gagner en clarté, un seul élément se voit mieux représenté, c'est la pelle. L'outil plus que le geste symbolise le travail, en poussant le trait il aurait pu se suffire à lui seul pour exprimer l'idée de chantier.
Le petit personnage s'est redressé, il semble moins peiner que son collègue de l'autre génération. A moins que ce soit parce qu'il vient juste de commencer ? Il n'y a pas - pas encore ? - de petit tas derrière lui.
Allez ! bon courage à tous ceux qui mènent des chantiers, aux restaurateurs de maisons comme aux créateurs de sites internet. Je parierais qu'on croise davantage de panneaux attention travaux sur la toile pour signaler une page web en cours de développement que dans la vraie vie, celle des entreprises de briques et de mortier. L'avantage, c'est que les panneaux virtuels ne craignent pas les rayures.

jeudi 22 novembre 2007

Plaque de rue

Plaque de rueLes villes sont plus bavardes que les villages. En ville, le regard est happé partout par de l'écrit, des noms de commerces, des affiches de spectacles, des pubs, de la signalétique... Mais à la campagne on chemine entre des murs beaucoup moins loquaces. Étonné de ce silence, le citadin lève le nez vers les plaques de rue. Derrière leur indication brève il entrevoit des usages immémoriaux, il pénètre un tout petit peu dans cet univers rural qui se dérobe derrière les murs de pierre des jardins.
Sente proprette, dit cette plaque du village de Chérence. Le simple nom déjà réjouit le promeneur. Qu'a donc cette ruelle de si charmant, de si particulier qui lui a valu d'être distinguée de la sorte ? En plus du plaisir qu'on éprouve à emprunter les voies étroites où les voitures n'ont pas accès, on sent comme une invitation dans ce côté pimpant mis en avant.

A la campagne il n'était guère besoin d'indiquer le nom des rues aux carrefours. Tout le monde savait bien où se trouvait la rue de l'église ou celle du lavoir. Mais aujourd'hui cet usage a gagné les endroits les plus reculés. Et les édiles se trouvent confrontés au problème du choix de l'aspect des plaques de rues.
La solution la plus simple, c'est d'opter pour le modèle à fond bleu et caractères blancs si courant en France. Mais on peut aussi jouer la carte de l'originalité.
A Chérence, un village d'Ile de France au caractère préservé qui se trouve à une dizaine de kilomètres de Giverny, la municipalité a porté son choix vers un modèle moins courant. Le fond évoque un parchemin déroulé. Le nom de la rue est inscrit en brun foncé dans une police de caractères qui rappelle le gothique.
Je ne sais pas ce que vous en pensez. Bien sûr on peut discuter le style parchemin - qui aurait eu l'idée d'écrire le nom d'une rue sur un parchemin et de l'accrocher à une façade ? - et l'usage du gothique, tout en se réjouissant qu'il ait perdu sa connotation germanique et ne rappelle plus les heures noires de l'Occupation. Mais au moins le message est clair, retour vers le Moyen-Âge, dans une volonté de s'accorder à l'âge des maisons.
Personnellement je trouve cela plutôt coquet. Propret.

vendredi 2 mars 2007

Plaque émaillée

Plaque émaillée de maisonVoilà qui sent l'authentique : la police de caractères signe la Belle Epoque, de même que les côtés chantournés. L'usure aux coins, l'aspect bombé de cette plaque émaillée confirment qu'elle arrive tout droit d'il y a un siècle.

Le dessin, très délicat, illustre précisément le texte, il représente une branche de tilleul en fleurs où volètent des papillons.
La plaque a-t-elle été faite à la demande, ou ce modèle était-il courant à l'époque ? Le nom de la maison, en tout cas, n'est pas usurpé, puisqu'on aperçoit les tilleuls en question depuis le portail.
Ils étaient sans doute déjà là quand les propriétaires ont cherché un nom pour leur demeure, à moins que ce ne soient eux qui les aient plantés.
L'oeil jongle de l'écrit au dessin, du dessin au motif, comme dans une muséographie in situ. Il y a dans la concordance entre les trois - concordance de sujet et concordance temporelle - quelque chose de satisfaisant pour l'esprit : une cohérence qui se retrouve rarement dans les noms de maison plus contemporains.

mardi 27 février 2007

Reconnaître les moustaches

Moustaches, figure du Larousse du XXe siècleApprenons à reconnaître les moustaches ! En guise d'alibi, s'il en faut un, disons que cela peut être utile pour dater approximativement une photo ou un tableau.
Cette figure du Larousse du XXe siècle, paru dans les années trente, contribue à nous éclairer sur cette question d'importance. Avec un sérieux imperturbable, les auteurs se sont préoccupés d'illustrer et dater les modes successives qui ont affecté la "partie de la barbe qui croît au-dessus de la lèvre supérieure".
La moustache Seconde République (1848 à 1852), en forme de de nageoire caudale de cachalot, est intéressante, mais celle du Second Empire (de 1852 à 1870), interminablement effilée, a tout de même plus d'allure.
Malgré la sympathique évocation d'Astérix et Obélix, la moustache à la Gauloise est un peu déprimante. Celle "à la française" fait tout de suite plus snob. La moustache en croc est amusante, mais il faut oser.
Enfin l'illustrateur du dictionnaire manifeste son ouverture d'esprit en allant voir ce qui se passe à l'étranger. La moustache à la russe vous pose un homme, non ? Celle à la Charlot, plus British, a été immortalisée par Chaplin. Et la moustache coupée (à l'américaine) a un côté dynamique ma foi seyant.
Laquelle choisirez-vous, Messieurs ?

mardi 13 février 2007

4L peinte

Voiture peinte d'après MonetEn vous promenant dans Giverny, voilà la surprise qui vous attendra peut-être au détour d'un chemin. Cette jolie voiture peinte appartient à la patronne du restaurant "Les Jardins de Giverny", la meilleure table du village. Quand elle n'est pas au volant, Mélanie Peter s'en sert de panneau indicateur pour guider les convives vers son établissement.
"J'ai du ciel bleu sur mon capot toute l'année", sourit-elle. C'est un ami qui a patiemment reproduit ce tableau de Monet, "Les Coquelicots à Argenteuil", un des chefs-d'oeuvre du musée d'Orsay. Petite touche d'humour, il a rajouté une... tête de zèbre (!) au pied d'un arbre, à la place où Monet a peint les silhouettes de Camille et Jean.
Ce n'est pas désagréable de conduire une voiture personnalisée de cette façon : les passants vous sourient ! Pourquoi réserver ces mises en beauté aux modèles anciens, tels que cette 4L de Renault ? Pourquoi ne pas mettre un peu de gaieté dans le parc automobile français, si terne ? A vos pinceaux !

lundi 1 janvier 2007

Carte de voeux

Carte postale ancienne de Bonne annéeBonne et heureuse année 2007 ! Je vous souhaite qu'elle soit riche en découvertes, en rencontres, en apprentissages couronnés de réussite... Et voici, pour mieux vous le dire, des brassées de fleurs.
Je chinais dans une ville d'eau, bien loin de la Normandie, quand j'ai eu la surprise de reconnaître la collégiale de Vernon et la maison du Temps Jadis à l'arrière-plan de cette carte postale.
Je ne sais pas si la photo a été prise en plein air, ou au contraire en studio avec une photo géante dans le fond, comme cela se pratiquait à l'époque. Si c'est le cas, c'est habilement fait.
Je n'ai pas idée de la date non plus. L'habillement, le chapeau laissent à penser qu'elle n'est pas très ancienne, les années 40 ou 50 peut-être ? Le texte écrit à l'encre au dos de la carte, d'une orthographe incertaine, ne fournit pas beaucoup d'indications : "Recevez de nous deux nos Meilleur souhait de bonne année à vous tous et bon baisez. Eva Roger."
Chiche qu'en 2007, on va faire plus original !

lundi 4 septembre 2006

Rentrée des classes

Ancien panneau de signalisation routière Danger écolePendant tout l'été, cela paraissait un peu incongru de ralentir aux abords des écoles désertes. Depuis ce matin, brise-vitesse et panneaux ont retrouvé toute leur raison d'être.
Celui-ci doit avoir une cinquantaine d'années. Il a presque disparu de nos routes, pour être remplacé par une version plus schématique.
C'est Maman qui conduit sa fille à l'école. On les voit de profil, elles ont les cheveux courts, on peut détailler leurs vêtements. La mère porte une jupe et un manteau, des bottes, et un grand sac à main à la Bernadette. Sa fille, en jupette et souliers à talons plats, tient un livre dans la main gauche.
L'enfant est devant, prête à traverser, mais sa mère la retient par le bras. Attention, ma fille, tu n'as pas vu la voiture ? Elles ont les pieds bien plantés sur le sol matérialisé par un trait.

nouveau panneau de signalisation routière Danger école Dans la nouvelle version du panneau, il ne faut plus compter sur les piétons pour laisser passer les véhicules. Le conducteur fera bien de se méfier, car ils s'élancent quasiment sous ses roues tant ils sont pressés. La petite écolière est toujours là, symbole de fragilité à protéger, mais sa mère a disparu. A sa place, le papa ou peut-être le grand frère, si l'on en juge par la taille : sur le panneau signalant le passage protégé, le piéton semble nettement plus grand.
Ils courent, les deux enfants, ils sont en retard, et la petite doit faire d'énormes enjambées pour suivre son grand frère qui lui tient la main.
Deux époques, deux visions du monde. Dans les années cinquante, on propose une image de bonne élève. Le monde paraît stable, l'école un lieu où étancher la soif d'apprendre. Dans la version contemporaine, on a surtout cherché à optimiser l'effet produit sur l'automobiliste, pour le pousser à ralentir. L'insouciance des enfants est mise en avant, la référence à l'école a disparu. Le panneau a vu son emploi élargi à d'autres établissements, comme les centres de loisirs.

samedi 22 avril 2006

Un rallye de 2CV à Giverny

Un rallye de 2CV à Giverny Rencontre de deux mythes ce matin à Giverny : la voiture mythique de Citroën au pays du père de l'impressionnisme ! Ca peut paraître incongru, mais pas tant que ça si on pense à la passion de Monet pour les voitures. Il n'aurait raté pour rien au monde la course de côte de Gaillon. Il a eu dès décembre 1900 une des premières voitures du village, ...

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