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Giverny News

Le Blog d'Ariane,

mercredi 30 décembre 2009

Attraction universelle

Musée des Impressionnismes Giverny C'est une chance d'habiter un bel endroit, on voit plus de monde. La famille et les amis se laissent plus facilement convaincre de faire l'effort de venir.
Giverny a cet avantage d'exercer une attraction universelle ; il suffit d'une photo, d'un reportage : les jardins de Monet suscitent l'envie de les voir.
Cette petite dame qui marche comme on danse vers l'entrée du musée des impressionnismes de Giverny, c'est ma soeur. Elle et son mari sont passionnés d'art, et bien qu'ils habitent loin, j'ai eu la joie de les guider à l'automne dans les jardins de Monet.
Je feuillette l'album virtuel. Ce n'est pas moi qui tenait l'appareil photo ce jour-là, je suis surprise de me voir pour une fois dans ces jardins que je photographie si souvent, à leurs côtés.
Ma soeur aînée est petite et légère, blonde comme les blés, elle a gardé un air enfantin qui fait fondre tout le monde. Rien ne permet de deviner que nous sommes soeurs.
Je m'attarde sur la photo où elle m'éblouit de son sourire, devant la grande allée du clos normand en pleine splendeur automnale. Toute la joie de cette visite me revient, cette joie qu'on éprouve à découvrir et à faire découvrir, encore plus grande quand on la partage avec des êtres chers.
Bien sûr, dans les projets de se rendre visite, il y a d'abord la perspective des retrouvailles. La jolie balade qu'on fait en plus, qui vient combler un désir de voir, c'est du bonus, le supplément d'attractivité qui emporte la décision de se mettre en route, qui vainc l'inertie.
Je ne saurais m'en offusquer. Ma soeur cadette vient de trouver comment me faire venir chez elle. Résidant pour quelques mois à Angoulême, elle m'a proposé d'aller ensemble au festival de la bande dessinée...

dimanche 20 décembre 2009

Billet de mille

M comme Musée Ce billet est le millième que j'écris pour givernews.com. Si vous cliquez sur le titre, vous verrez le numéro s'afficher.
J'avais d'abord penser à titrer M, comme mille en chiffre romain. Mais j'ai craint de décevoir les admirateurs de Matthieu Chédid, voire de prêter à confusion, même s'il paraît que c'est un porte-bonheur avec des points de suspension.
Le billet numéro mille, c'est une échéance qu'on voit arriver à l'avance. Une jolie occasion de célébrer, qui ne se reproduira plus : je ne crois pas que je persévérerai jusqu'au 10 000ème post, qui nous amènerait aux années 2040 environ. Ce n'est pas que je craigne de manquer d'inspiration, le sujet est inépuisable, mais il est probable que tôt ou tard il soit temps de passer à autre chose.
Alors M, comme Merci. Vous êtes bien plus de Mille chaque jour à venir prendre des nouvelles de Giverny, et c'est le meilleur des encouragements.
Et puis M, en condensé de la ligne éditoriale de ce blog. M comme Monet, M comme Magnifique et Merveilleux. Après avoir égrené surtout les mauvaises nouvelles du monde pendant une décennie, je voulais me concentrer sur du positif. C'est un bonheur de parler de la prodigieuse beauté de Giverny, de la grâce des fleurs, de cet homme hors du commun qu'était Claude Monet, d'art et d'harmonie.
Et en même temps cela ne va pas toujours de soi. Je ne serais pas française si je ne pratiquais pas un peu la lettre R aussi, râler, ronchonner et rouspéter. C'est culturel, on apprend la révolte avec notre premier biberon.
Sauf que vous ne venez pas ici pour des billets de mauvaise humeur, mais pour de petites notes aux couleurs changeantes. Je ne crois pas qu'un blog soit un exutoire, c'est un Média. C'est-à-dire un Multiplicateur de ce qu'on lui confie. Il faut faire attention à la nature des graines que l'on jette au vent.
M, le chanteur, a mille fois raison quand il le résume ainsi :

Je dis aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette


mercredi 4 novembre 2009

Kreative

kreativ blogger Odile des Cerisiers de l'Aube a eu la gentillesse de me décerner le titre de Kreativ Blogger, une distinction amicale dont je la remercie. Les règles en sont de révéler sept vérités me concernant et de décerner à mon tour l'award à sept bloggers.

Je rêve d'avoir un jour un beau jardin (pour l'instant c'est une prairie), je suis gauchère (mais pas si maladroite), je suis entourée de cinq hommes (dont trois informaticiens), je n'aime pas les smileys (ce sont les rires enregistrés de l'écrit), j'ai essayé sans succès d'apprendre l'arabe (deux ans d'efforts), j'aime les voyages qui ne sont pas touristiques (recherches ou retrouvailles), enfin et surtout j'ai un penchant héréditaire pour les projets un peu fous (le coeur a ses déraisons).

Je vous propose d'aller faire un tour sur les blogs de :
- Snödroppe, ma voisine bloggeuse d'Evreux, pour la passion avec laquelle elle parle de rugby,
- Passiflore, jardinière et chineuse créative, pour son humour léger,
- Aifelle, pour ses bons conseils de lecture,
- Kinneret, pour goûter aux joies de la traduction automatique,
- Yigael, pour la beauté de ses dessins qui donnent envie de s'abonner à Cosinus,
et pour finir un blog collaboratif,
- le Blog de Rouen, pour ses photos superbes !


Bonne découverte !

Les règles :
Insérer une image kreativ blogger, faire un lien vers le blog qui a décerné le prix, donner sept informations inédites sur soi, nommer sept blogs avec le lien, laisser un message sur leurs blogs, afficher les règles.

dimanche 11 novembre 2007

Regagner ses pénates

fenetreJe suis rentrée au bercail. J'ai regagné mes pénates.
Il y a des mots qu'on n'a pas souvent l'occasion de placer dans la conversation. Dans quelle autre circonstance parler de bercail ou de pénates ? Voilà des noms vieillis qui survivent momifiés dans des expressions immuables, ces façons de parler qui sont le sel de la langue, qui élargissent et imagent le lexique, qui nous offrent des ressources prêtes à l'emploi pour exprimer ici une action bien courante et banale, celle de rentrer chez soi.
Retourner au bercail, la métaphore est mignonne qui fait de nous des brebis rejoignant leur bergerie. Cela sent bon la ruralité d'une France toute vouée naguère à l'élevage et à l'agriculture.
Pour les pénates, la référence est plus lointaine dans le passé. L'expression apparaît au 17ème siècle en pleine vogue de l'antiquité romaine. On se souvient alors que les pénates étaient des dieux domestiques protecteurs du foyer chez les anciens Romains. Par extension, le mot s'est appliqué ensuite au domicile.
Le Robert qualifie les deux expressions de plaisantes. Je ne sais pas si cela vous arrache un quart de sourire intérieur, leur humour d'origine s'est bien émoussé au cours des siècles.
S'il en reste quelque chose dans l'idée de retrouver ses pénates, cela tiendrait plutôt à des assonances dues au hasard. Derrière le mot du langage soutenu pénates s'en profilent deux autres qui font curieusement sens, peinard et savates. Ils résument jusque dans le relâchement du niveau de langue l'idée de détente qu'on associe au fait de rentrer à la maison.
A l'extérieur, nous étions dans un rôle social, nous contrôlions notre langage, nos actions. Nous portions des chaussures adaptées au travail ou à la marche. Après tant de contraintes, de tension, nous voilà heureux de nous laisser aller à l'abri des regards dans un environnement familier, de nous défaire des souliers qui serrent pour enfiler nos chaussons imprésentables mais si confortables.
Peinards, en savates.

jeudi 11 octobre 2007

Sainte Radegonde de Bilazais

Sainte Radegonde Photo Etienne Sury

Il en va des textes et des images comme des enfants : à peine créés ils vous échappent et vivent leur propre vie.
Je vous racontais avant-hier ce qu'il était advenu d'une des photos publiées sur ce blog. Voici qu'un des textes a été pris lui aussi de la fantaisie de quitter l'écran, d'exister en étant lu à haute voix pour des dizaines d'oreilles.
Ce petit miracle est dû à sainte Radegonde, ni plus ni moins. La sainte à laquelle l'église de Giverny est consacrée dispose d'une centaine de sanctuaires à travers la France. L'un d'entre eux se trouve dans les Deux-Sèvres, à Bilazais.
L'église de Bilazais vient de se doter d'une charmante statue de Sainte Radegonde sculptée par Jean-Marie Robin, qui est venue orner une niche au-dessus de l'autel. Une cérémonie a été organisée pour sa consécration, il fallait rappeler brièvement la biographie de la sainte, et... vous devinez la suite. Ce sont quelques paragraphes de cette histoire de Sainte Radegonde qui ont été choisis.
J'ai été extrêmement émue d'apprendre cela. Profondément honorée.
Le sel de l'anecdote, ce qui me rend l'évènement tellement incroyable ! c'est que... je ne me sens guère de légitimité à parler des saints. Chez moi les saints n'avaient pas cours : mes parents n'étaient pas catholiques. Et voilà cette chose invraisemblable qui arrive comme un encouragement à continuer à raconter ces histoires extraordinaires, exemplaires, tout à la fois humaines et légendaires.
Aux dernières nouvelles le texte sur Sainte Radegonde continue son petit bonhomme de chemin, il va être publié dans le journal paroissial.

samedi 2 juin 2007

Les Campanules Sylvie

Grande CampanuleLa pluie et le vent ont couché mes campanules Sylvie, qui poussaient si droites l'année dernière. La campanule Sylvie, nomenclature toute personnelle forgée sur l'anémone sylvie, ou anémone des bois : c'est mon amie Sylvie qui m'a donné des pieds de grandes campanules bleu ciel, il y a plusieurs années.
Je regarde tristement les longues tiges des campanules fleurir la tête basse. Sylvie s'en va le mois prochain.
Et je me demande combien de temps il faut pour que le soleil sèche la pluie. Pour y gagner, à cause de la couleur des blés, pour que les étoiles au ciel se mettent à rire, pour que les campanules redressent la tête et finissent par tintinnabuler.

jeudi 28 décembre 2006

Merci

CadeauxIl faut que je cherche loin dans ma mémoire pour trouver le souvenir d'un Noël aussi riche en émotion. Comment vous dire ? J'ai le coeur plein d'allégresse et de gratitude, encore émerveillée de tant de joie.
Ils avaient du rire dans les yeux, de voir comment ils avaient fait mouche.
Ca fait toujours un peu chavirer, de se sentir aimé, n'est-ce pas ? J'ai senti tant de messages dans leurs cadeaux, de la tendresse, et aussi de la fierté, de la confiance, des encouragements... Un appui très fort pour aller de l'avant dans tous les projets de l'an neuf.
J'ai un peu changé de cap cette année. Au lieu d'égrener les misères du monde, j'en raconte la beauté. Quelle joie de sentir que me proches approuvent cela. Il n'y a plus qu'à tenir bon la barre et le vent, avec des forces décuplées.

lundi 18 décembre 2006

Qui est Ariane ?

Après avoir été longtemps journaliste dans la presse écrite et à la radio, Ariane est aujourd'hui guide interprète en Normandie.
Elle est aussi présidente de l'association GiVerNet et mère de quatre enfants.


Copyright :

Cher lecteur,
ces textes et ces photos
ne sont pas libres de droits.

Merci
de respecter mon travail
en ne les copiant pas
sans mon accord.
Ariane.

Références :

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