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Giverny News

Le Blog d'Ariane,

samedi 30 juin 2012

La Hulotte

Couverture de La Hulotte N°97Déjà quarante ans que la Hulotte régale ses lecteurs tous les six mois environ d'un merveilleux numéro qui arrive dans la boîte aux lettres par surprise.
Distribué uniquement par abonnement, le magazine nature est cousu main par son auteur : Pierre Déom fait tout lui-même, la recherche documentaire dans les publications scientifiques, les dessins à l'encre de Chine, et les textes.
Cette perle de la presse française a su gagner, au fil des ans et en toute discrétion, 160 000 abonnés.
A deux numéros par an, on ne risque pas de se lasser. Voilà trois décennies que je suis sous le charme des plumes de la Hulotte, celle qui dessine les plantes ou les animaux avec finesse, et celle qui fait vivre frelon, vautour, ou salamandre en leur donnant la parole. J'attendais un prétexte pour parler de la Hulotte dans givernews, et voilà que la dernière livraison starise l'escargot !
C'est un numéro qui se dévore, évidemment. L'escargot, cet être si énigmatique, nous parle de tout ce qui fait sa vie, y compris :
- son rapport à la météo ("s'il y a une chose dont j'ai horreur, c'est de me retrouver la tête criblée de gouttes d'eau") ;
- ses mets préférés et ceux qu'il n'aime pas ("je suis en général très peu attiré par les feuilles vertes") ;
- les propriétés fabuleuses de sa bave, pardon, son mucus ("ce produit miracle peut passer en une fraction de seconde de l'état liquide à l'état solide, puis redevenir liquide" à volonté) ;
- sa dentition ("ce système de petites dents pointues remplacées en permanence par une ribambelle de crocs flambant neufs est celui qui a également été adopté par les Requins. Une référence.").
On découvre le "plan de l'escargot" vu en coupe. Ses pratiques pour se procurer du calcaire. Et, suprême bonheur, on apprend tout, tout, sur ses rayures.

Le mot de vulgarisation scientifique est vraiment très moche pour qualifier la subtile alchimie inventée au fil du temps par la Hulotte. Elle combine la rigueur scientifique et une tendresse du regard qui vise à susciter l'empathie des lecteurs pour tel ou tel habitant de la nature, souvent mal-aimé. Le tout pimenté d'une pointe d'humour, dans un style accessible par les enfants.
Si vous voulez enfin savoir ce que pense un escargot, abonnez-vous à la Hulotte. Ou abonnez un gamin et piquez-lui sa revue. Ou allez lire La Hulotte à votre médiathèque, qui la reçoit sûrement.

lundi 25 juin 2012

Les Coquelicots

Poppies at Argenteuil Ce tableau figure au catalogue raisonné de Claude Monet sous le titre "Les Coquelicots à Argenteuil". Au musée d'Orsay où il est conservé, on le nomme "Les Coquelicots". Exécuté en 1873, c'est l'une des toiles les plus célèbres de Claude Monet.
Vous trouverez sur ce site le lieu où l'on suppose que le peintre s'est installé pour exécuter cette oeuvre. Il n'y a pas beaucoup d'éléments identifiables, mais il semblerait que le cadre soit plutôt celui de l'île Marante, sur le territoire de la commune de Colombes, et non pas Argenteuil située sur l'autre rive de la Seine. Cela n'a au fond pas tellement d'importance, car le paysage a été radicalement transformé par l'urbanisation.

Quiconque a déjà vu un champ envahi par les coquelicots accepte sans sourciller l'idée du titre, selon laquelle les taches vermillon du tableau représentent les fameuses fleurs sauvages. Mais si l'on vient d'une partie de la planète où les coquelicots sont inconnus, il est difficile de voir dans ce tableau une représentation florale.
Il y a de l'audace dans ce titre, comme dans le tableau lui-même. Monet aurait pu lui donner un nom plus conventionnel, tel que "Promenade dans les prés" ou encore "L'Eté". En choisissant "Les Coquelicots", il affirme qu'ils sont le vrai sujet de l'oeuvre. Les personnages ne sont qu'un prétexte pour animer la scène. Ce qui compte, ce sont les taches rouges qui font vibrer le paysage.
Il ne fait pas de doute que la jolie jeune femme et le petit garçon qui parcourent l'image, en haut et en bas du talus, sont la famille de Claude Monet : Camille, qu'il a épousée en 1870, et le petit Jean, né en 1867. Le fils de Monet porte le même chapeau de paille à ruban rouge que sur d'autres toiles, par exemple l'admirable Femme à l'ombrelle où il pose, le même été, à côté de sa mère.
Monet n'est pas dérangé par le fait de faire figurer plusieurs fois les mêmes modèles sur un tableau. C'est une convention picturale courante. Dans le Déjeuner sur l'herbe, on reconnaît trois fois son ami Bazille.
Ici, les vêtements différents portés par la femme du haut et celle du bas sont peut-être l'indice de deux séances de pose distinctes, comme un signe du temps qui passe. Cette image du temps se matérialise aussi dans l'idée d'une promenade, le temps qu'il faut aux personnages pour aller du haut du talus jusqu'au bas de celui-ci. Comme dans les tableaux du Moyen Âge, Monet semble représenter plusieurs scènes consécutives sur la même toile.
Il est à noter que Monet a exécuté une deuxième toile de la même scène (collection particulière) en ne conservant que le couple du bas.

Le tableau n'est pas très grand, 50 cm par 65 cm. Les personnages sont à peine esquissés, et pourtant Monet y a mis tout l'amour qu'il porte à sa femme et à son fils. Camille, saisie dans une attitude toute en grâce et en féminité, a laissé son ombrelle glisser vers l'arrière, dévoilant le dessous tendu de bleu pâle, comme un rappel du ciel. A ses côtés, l'enfant n'a que le haut du corps qui dépasse des herbes. Réduit à un buste, il rappelle les putti de la Renaissance.
Pour marquer l'éloignement, les traits des visages sont indistincts, ils se présentent comme des taches claires. L'impression de perspective et de profondeur est renforcée par la rangée de coquelicots du premier plan, plus grands que les autres.

Qu'est-ce qui fascine tant dans cette oeuvre ? Elle suscite spontanément l'empathie. Le spectateur se projette dans les personnages à peine suggérés : on se souvient d'avoir, enfant, cueilli des coquelicots, on est cette jeune femme élégante qui cherche son équilibre comme un funambule, en écartant un peu les bras, tandis que le vent joue dans les rubans de son chapeau, on est le peintre qui immortalise la scène champêtre.
Surtout, l'expérience sensorielle proposée par l'image séduit. Avancer parmi les fleurs, se glisser au milieu d'elles jusqu'à mi-corps, comme on marche dans la mer. C'est une expérience qu'on peut faire en ce moment à Giverny dans le jardin créé par l'artiste. Les coquelicots et les pavots sont si hauts qu'ils masquent les allées. De loin, les visiteurs semblent baigner dans une marée florale. C'est une expérience de fusion avec la nature, symbolique de la relation que Monet entretenait avec elle.

Ce tableau daté d'un an avant la première exposition impressionniste concentre bon nombre des principes chers au mouvement dont Monet est le chef de file, notamment la peinture de plein air, les teintes claires, et l'utilisation de taches de couleurs sans souci du détail. Mais il présente aussi certaines caractéristiques plus conventionnelles : représentation des loisirs bourgeois, et cette étonnante palette grisée rehaussée par les arbres sombres, qui évoque celle de Corot.
Monet a fixé sur la toile une lumière tamisée par les nuages. Ils sont très nombreux à circuler dans le ciel, et c'est sans doute la raison pour laquelle Camille a laissé son ombrelle reposer sur son épaule. Elle n'en a pas besoin, les nuages ombrent la scène.
On peut comparer les teintes adoucies des Coquelicots d'Orsay à celles, éclatantes, du Champ aux coquelicots de l'Art Institute de Chicago peint en 1890.

mercredi 20 juin 2012

Des roses à foison

Maison de Claude MonetC'est une année à roses. Dans tous les jardins elles sont plus belles que jamais, elles croulent, débordent, en masses denses aux couleurs délicates ou surprenantes. Chez Monet, celles qui courent sur la pergola devant la maison sont magnifiques. Voilà plusieurs années qu'on ne les avait pas vues aussi généreusement fleuries, ourlant de fleurs roses et blanches la façade de la demeure.
On pourra les admirer toute l'année prochaine dans les foyers de la région vernonnaise : hier soir, les pompiers sont venus en grande tenue faire les photos de leur calendrier. Pour eux, les volets ont été rouverts.
Les services de secours connaissent bien le chemin de la Fondation Claude Monet, où ils interviennent en cas de malaise ou de blessure, ce qui survient forcément vu le nombre de visiteurs. Ils se montrent toujours efficaces et gentils.
Comme à chaque fois que les soldats du feu se déplacent en groupe, pour aller au stade par exemple, le matériel les accompagnait, prêt à servir. Il s'en est suivi un déploiement assez inhabituel de camions rutilants dans les rues de Giverny. Vers 19 heures hier soir, le village s'est offert son micro défilé du 14 juillet.

samedi 16 juin 2012

Date à retenir

GivernyDes coquelicots rouges, des pavots roses, des phacélies mauves, des campanules bleues, et des roses, des alliums, des juliennes, des stachys, des oeillets mignardises, plus toutes celles que j'oublie : voici un massif impressionniste de fin de printemps à Giverny, bien dans l'esprit de Claude Monet.
Souvent les visiteurs me demandent le nom de telle ou telle fleur. Quand je le connais, j'aime bien les renseigner, qu'ils soient mes clients ou non.
Justement en voici qui s'interrogent, sourcils froncés, devant les belles hampes chargées de grosses clochettes qui fleurissent en bleu blanc rose partout dans le jardin.
- Savez-vous comment s'appellent ces fleurs ? me demandent-ils en anglais, avec une certaine tension dans la voix.
- Des campanules de Canterbury.
- Ah, merci ! répond la dame soulagée d'avoir enfin la réponse. Des campanules de Canterbury !
Elle me regarde avec un étonnement mêlé d'incrédulité :
- C'est vraiment leur nom ?
Je confirme.
- Nous venons de Canterbury ! explique-t-elle.
On sent que pendant un quart de seconde, elle a imaginé que je connaissais son origine et que j'avais forgé le nom en conséquence, puis elle s'est rendu compte que je ne pouvais pas avoir connaissance de cette information et a conclu en toute logique à une amusante coïncidence.

Quand les visiteurs manifestent de la curiosité et de l'intérêt, c'est un grand plaisir de répondre à leurs questions. Comme s'en justifiait avec humour une retraitée, "on est jeune alors on ne sait pas tout !" Nous sommes parties d'un éclat de rire. "Je devrais pourtant le savoir, a-t-elle poursuivi, parce que je suis née le 7 août." Et devant mon air interloqué, elle a répété : "le sait tout".
Une date à retenir, pour ceux qui ont de la mémoire.

vendredi 15 juin 2012

Monet intime, photographies de Bernard Plossu

Atelier de Claude Monet, photo Bernard PlossuLe musée des Impressionnismes Giverny présente une exposition de photographies qui va durer jusqu'au 31 octobre 2012. En accès libre dans sa salle du sous-sol, elle s'intitule "Monet intime".
Le titre est trompeur. Ne vous attendez pas à voir des photos de Monet en famille, détendu, loin des poses de la presse officielle. Pas un seul cliché ne représente Monet, et pour cause, ce sont des photos récentes.
Les 60 prises de vue ont été réalisées par le photographe Bernard Plossu suite à une commande du musée et vont entrer dans les collections.
Bernard Plossu, dont la carrière commence en 1965, s'est fait une spécialité de la photo de voyages, à l'opposé des clichés touristiques ou esthétiques. Ses photos ne donnent presque rien à voir, et tout à sentir.
C'est du noir et blanc, ou alors de la couleur aux tons si éteints qu'on dirait des photos anciennes, des tirages par le procédé Fresson dont Plossu est un défenseur acharné. Avec du grain, du flou, du gris, comme une brume sombre qui flotte.
Le photographe est venu à Giverny pendant l'hiver 2010, puis au printemps. Quand on enlève les couleurs de Giverny, les fleurs de la belle saison, que reste-t-il ?
Au fil des images, on se promène dans la maison de Claude Monet endormie pour l'hiver. Les meubles sont couverts par des housses, fantomatiques. L'éclairage est faible. On regarde timidement par les fenêtres, sans écarter les rideaux. Dehors, les ifs font des masses sombres.
On sent le photographe présent de tout son être. Comment aller vers l'euphémisme, vider la photo de tout pour qu'il n'y reste qu'un essentiel palpable et surprenant ? Il ne montre rien mais il offre le silence, le vide, une pensée disponible qui paraît flotter, réceptive. Le regard glisse deci-delà, s'arrête sur une photo ancienne, un coin de meuble, repart...
Peut-être est-ce le moment où la présence de Monet se révèle, seul dans les lieux où il a vécu. Bernard Plossu l'a ressenti, dit-il, d'où le titre de l'exposition. Il nous offre son expérience d'une visite "intime" de Giverny.
A comparer avec sa vision de l'abbaye de Jumièges, en Seine-Maritime, où une autre exposition Plossu ouvre aujourd'hui.

lundi 11 juin 2012

Le jardin de Valérianes

Le jardin de ValérianesHier j'ai visité, sous la pluie, le jardin de valérianes. Il se trouve en Seine-Maritime près de Buchy, à une bonne heure de route de Giverny.
Ce jardin privé qui s'étend sur 12000 m2 est l'oeuvre d'un couple qui l'embellit depuis trente ans. Il se compose en grande partie de vivaces et d'arbustes originaux, et d'une multitude de digitales qui ont trouvé dans la terre limoneuse et acide du plateau leur terrain de prédilection.
J'ai déambulé entre les masses de feuilles et de fleurs avec le regard des visiteurs de Giverny qui s'étonnent et s'émerveillent, en nommant au passage les plantes que je reconnaissais. Ce petit jeu m'a valu d'être qualifiée de geek par le jeune informaticien qui m'accompagnait.
Je suis frappée, quand je passe du côté du visiteur, par la nécessité de mettre des mots sur l'expérience de la visite. Sans mots, la vision glisse et s'échappe, le cerveau n'arrive pas à organiser les images qu'il reçoit en leur donnant du sens. On s'exclame un peu machinalement, c'est beau ! c'est beau ! mais on oublie tout de suite ce qu'on a vu.
J'ai regretté, donc, de ne pas avoir de guide. Ce qui m'a manqué plus encore que des détails sur les végétaux, c'est de découvrir l'intention. J'ai besoin de rembobiner la pelote du fil d'Ariane, de comprendre par quel cheminement on est arrivé à ce résultat.
Une petite vidéo donne un début d'explication sur le développement du jardin de valérianes.
Allez-y, c'est un rêve de jardin, subtil et intime. Vous y passerez un moment harmonieux de dialogue avec la nature, sans être troublé par des cohortes de visiteurs.

jeudi 7 juin 2012

Coquelicots

Pavots et coquelicotsAprès les pavots d'Islande, qui ont été les premiers à fleurir en jaune ou en orange, voici le tour des pavots annuels aux délicats tons de rose.

Comme c'est aussi le temps des roses, le jardin de Claude Monet se pare de l'harmonie colorée la plus fraîche qui soit, en rose et vert.

Cette année, les jardiniers ont laissé aussi pousser beaucoup de coquelicots sauvages, et peut-être même bien qu'ils les ont aidés un peu à se ressemer allègrement.
Partout leurs petites têtes rouges apparaissent au milieu du vert des massifs.

Ils réveillent les tons, ils gomment ce que le jardin rose pourrait avoir de trop mièvre.

Coquelicot à Giverny Toutes ces couleurs éclatent sous le ciel humide de Normandie, bien mieux que sous le soleil brillant de la semaine dernière.

Les eremurus, ou lis des steppes, dressent leurs hampes florales blanches le long de l'allée centrale au dessus des derniers alliums.
Parfois, un coup de vent les fait danser.

L'air embaume, les roses bien sûr.

lundi 4 juin 2012

Photo de Monet

Photo de Monet par Lilla Cabot Perry, vers 1899-1909, Smithsonian InstitutionLe très officiel institut fédéral de recherches américain Smithsonian Institution rassemble des archives immenses, y compris sur des personnalités artistiques. Dans ses collections se trouvent quinze clichés pris par Lilla Cabot Perry, la voisine de Claude Monet, pendant ses séjours à Giverny.
En cliquant sur le lien, vous pourrez voir et agrandir ces photos uniques. Celle-ci, par exemple, a dû être prise au bout du bassin, au niveau de la vanne qui permettait de faire entrer l'eau du Ru dans l'étang. On reconnaît à l'arrière-plan la colline de Giverny.
Monet, bien campé dans ses bottes, a encore la barbe noire. La photo n'est pas datée. Le Smithsonian propose une fourchette entre 1899 et 1909. Monet a au moins 58 ans.
Son regard se perd hors champ. Réflexe de peintre, Monet a pris la pose de trois-quart face qui est celle des portraits peints. Sur la photo suivante, il présente son autre profil.
Dans ses mains, un papier, et son éternelle cigarette. Chemise raffinée, volant le long de la patte de boutonnage. Quel jour est-on ? Dimanche ?
Le chemin au tracé moins net qu'aujourd'hui est bordé de végétation. Sur la berge très étroite à cet endroit, on reconnaît des iris et des papyrus, marque du goût de Monet pour les plantes exotiques. Et juste derrière Monet, l'un des saules à osier si courants dans la région. Il y en a toujours un aujourd'hui, mais un peu plus à gauche.

dimanche 3 juin 2012

Oeillet de poète

oeillet de poète L'oeillet, c'est un petit oeil. L'image n'est pas très parlante avec les variétés unies, mais elle le devient pour les oeillets bicolores, où la couleur dessine une cible.
Le nom botanique de l'oeillet, dianthus, en fait la fleur des dieux, pas moins. Pourquoi est-elle plus qu'une autre dédiée au poète ? Mystère.
Dans le langage des fleurs l'oeillet de poète désigne l'amour. C'est l'une des raisons pour laquelle, blanc comme celui-ci, il a trouvé sa place dans le bouquet de mariage de la princesse Kate. On ne voit pas trop comment elle aurait pu s'en passer, en fait, car le nom anglais de l'oeillet de poète est Sweet William, justement le prénom de son charmant mari.
On se creuse la tête depuis belle lurette pour savoir qui pouvait bien être ce fameux doux William qui a donné son prénom à la fleur. Pour les uns, c'est par ironie, un noble particulièrement cruel. Pour les autres, c'est le Conquérant, à moins qu'il ne s'agisse de Shakespeare (tiens ! tiens ! revoilà le poète !).
Perso, l'explication que je trouve la plus convaincante est celle-ci : william serait une déformation du français oeillet, tout bêtement.
Un billet dédié à la famille royale anglaise, jubilé oblige.


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Ariane.

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