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Giverny News

Le Blog d'Ariane,

mercredi 28 mars 2012

Magnolia

magnolia stellata La douceur printanière des derniers jours fait s'ouvrir l'une après l'autre les fleurs les plus précoces, comme les premières étoiles qui s'allument après le coucher du soleil. Chaque jour on peut constater les progrès du printemps. Après les ficaires, les forsythias, les narcisses et les jonquilles, les premiers pissenlits, voici que se mettent à briller les magnolias.
Il y a tant d'espèces de magnolias qu'il n'est pas simple de se retrouver dans la nomenclature. Parmi ceux qu'on voit le plus souvent, on peut distinguer deux constellations, qui gravitent autour du magnolia grandiflora et du magnolia stellata.
Ce latin de jardin est tellement transparent que j'ose à peine insister. Magnolias à grandes fleurs et magnolias étoilés.
Les grandes fleurs du grandiflora ont une apparence étrange, exotique, avec leur forme de tulipe et leurs pétales épais qui ont l'air capables de résister à toutes les agressions, celles des coléoptères pollinisateurs comme celle du froid nocturne, toujours susceptible de surprendre les boutons si pressés de s'ouvrir au sortir de l'hiver. Mais depuis vingt millions d'années que le magnolia est sur terre, on peut supposer qu'il sait ce qu'il fait.
A l'allure altière et singulière du magnolia grandiflora, je préfère l'aspect ébouriffé et bouffon du magnolia stellata.
On dirait des rubans attachés ensemble par un pompon, flottant au vent. Des marottes telles qu'en brandissaient les fous du roi. Les fleurs sont si nombreuses qu'elles s'empilent, se chevauchent et recouvrent totalement les branches, comme sur cet arbre photographié devant l'église de Vernon.
Les premiers visiteurs de Giverny devraient encore profiter de la floraison des magnolias du jardin de Monet. Ils trouveront un grandiflora très imposant derrière le deuxième atelier, visible de la rue, et plusieurs stellata au jardin d'eau. Parmi les arbres qui font la ronde autour du bassin aux nymphéas, ils font partie des rares qui sont déjà passés au vestiaire et ont vêtu leur parure printanière.

mardi 27 mars 2012

Giverny version glam-punk

Kembra Pfahler photographiée par E.V. Day à Giverny

Il faut un peu de temps pour s'habituer. Pour faire cohabiter l'harmonie sereine de Giverny et le look flashy et provocateur de cette beauté sculpturale. Mais une fois le choc visuel passé, les images de cette exposition qui s'ouvre à New-York déploient tout leur pouvoir de fascination.
L'artiste plasticienne new-yorkaise E.V. Day a séjourné en résidence à Giverny pendant l'été 2010. Le travail de Day tourne autour des thèmes de la force féminine et de la culture populaire. En découvrant le jardin estival de Monet, paisible icône de cette fameuse culture populaire, elle a imaginé ce que donnerait la confrontation avec une autre icône, une star du glam-punk, la volcanique chanteuse Kembra Pfahler.
Day qualifie cette confrontation de dissonante et discordante, mais c'est précisément ce qui l'a attirée, puisqu'elle aime explorer "l'énergie propulsive qui résulte de la rencontre de deux entités fortes." Elle a photographié Kembra dans sa tenue de scène un soir de canicule à Giverny, et dit-elle, tandis qu'elle marchait dans les allées sinueuses perchée sur les talons de ses longues bottes, "elle possédait le jardin comme si elle venait de retrouver son habitat naturel."
Le plus étonnant, selon ses observations, est qu'une sorte d'harmonie se créait. Alors que la plupart des corps plongés dans le jardin de Monet semblent absorbés par lui, la présence imposante de Kembra et son impact symbolique établissaient un équilibre visuel.
Pourtant, si les images créées par E.V. Day n'ont pas l'air vraies, cela ne tient pas seulement au look de Kembra. C'est aussi parce qu'elles sortent tout droit de Photoshop. Day, inspirée par les reflets dans le bassin, a eu l'idée de symétriser ses images en les dédoublant comme dans un miroir, ce qui leur donne un air un peu artificiel et mystérieux.

lundi 26 mars 2012

Le chêne d'Allouville

Le chêne millénaire d'Allouville-BellefosseOn a déjà vu des chênes plus impressionnants. Plus grands, plus majestueux. Mais jamais de plus vieux ni de plus étrange. A Allouville-Bellefosse, en Seine-Maritime, le chêne qui se dresse à côté de l'église mêle son destin à celui des hommes depuis douze siècles.
Dans quelques jours le printemps va une nouvelle fois faire monter la sève dans les branches fatiguées, les feuilles s'ouvriront, témoignage de vie, puis l'arbre se mettra à fabriquer ses glands, pour la mille deux centième fois environ.
Ce qui lui donne son air bizarre et lui confère une certaine célébrité parmi les arbres étonnants de la planète, ce sont les bardeaux dont son tronc est couvert. Au fil des ans l'arbre a perdu son écorce. Il a fallu inventer une protection pour éviter l'agression des intempéries. Tout en haut du tronc mutilé par la foudre, un petit toit lui fait un drôle de chapeau.
Le chêne chenu a aussi droit à des cannes pour le tenir debout. De tous côtés des étais de métal viennent renforcer sa structure défaillante.
On sent dans ces bons soins une intention de préservation. Les êtres vivants qui ont plus de mille ans ne sont pas légion. Un arbre de cinq ou six siècles, comme le platane de Fervaques, c'est déjà beaucoup. Mais ce n'est pas la seule raison. Le chêne d'Allouville, comme d'autres, fait l'objet d'une dévotion mystique.
L'installation d'une chapelle et d'une chambre ermitale dans la cavité de son tronc date de 1696. C'est un curé de la paroisse nommé l'abbé du Détroit qui en a eu l'idée, un nom prédestiné : on accède à la petite chapelle mariale par une fente à peine assez large pour s'y glisser.
C'est une naissance à l'envers. Une fois vaincue la peur de rester coincé, quand on est dans les entrailles de l'arbre, on se sent étrangement bien. Le monde extérieur n'est plus. L'arbre enveloppe le pèlerin de son manteau protecteur. Il règne là un recueillement qui invite à la prière.
Un escalier fait le tour de l'arbre et mène à la petite chambre où vécut en ermite au début du 18e siècle le père du Cerceau, un jésuite lettré qui devait aimer, lui aussi, être encerclé par l'arbre.

mercredi 21 mars 2012

Maurice Denis, l'éternel printemps

Maurice Denis,<em> Avril (les Anémones)</em> 1891, collection particulièreMaurice Denis, Avril (les Anémones) 1891, collection particulière.

Voilà une exposition qui va se trouver bien à Giverny : le Musée des Impressionnismes présente à partir du 1er avril 2012 une monographie consacrée au peintre nabi Maurice Denis.
Le thème en est le printemps, "l'éternel printemps." C'est le titre d'un ensemble décoratif de Denis, et il résume ce que l'expo va montrer, une sélection de 80 oeuvres sur le thème du renouveau de la nature, de l'éveil à l'amour, enfin du chemin vers le spirituel pour l'âme qui aspire au printemps éternel du paradis.
L'expo va se poursuivre jusqu'au 15 juillet. Pendant tout le printemps, on va pouvoir passer de l'explosion florale printanière des jardins de Giverny à l'expression de ce même printemps sur la toile, ce qui est déjà un gage d'harmonie.
Plus encore, l'atmosphère de sérénité et de paix, de recueillement qui se dégage de l'oeuvre de Denis offre un écho très particulier à l'ambiance autour du bassin aux Nymphéas, où Claude Monet se perdait dans des contemplations méditatives. A travers ses tableaux qui célébraient la beauté de la nature, Monet cherchait à exprimer une forme d'inaccessible, que Denis trouvait dans la foi.
L'expo du Mdig va beaucoup plaire à ceux qui aiment se promener lentement, se laisser porter par les images, se glisser dans un rêve. Un univers pur et dénué de pesanteur, où la toile a une façon de vibrer différentes des oeuvres impressionnistes.

dimanche 18 mars 2012

Corderie Vallois

Corderie ValloisIl est toujours intéressant de découvrir comment on fabrique les objets qui nous entourent. Comment, par exemple, on été produits vos lacets de chaussures si impeccablement tressés ? Les embrasses des rideaux, à la torsion parfaite ? La mèche des bougies de votre gâteau d'anniversaire ?
Le plus souvent, aujourd'hui, les méthodes de fabrication des objets nous restent obscures, tenues au secret derrière les murs des usines. L'automatisation les rend d'une complexité telle que le profane ne peut la percer.
Au 19e siècle, ce n'était pas le cas. On a l'impression qu'il suffit d'un peu d'attention et de concentration pour tout comprendre de la façon dont on produisait les objets alors, étape après étape.
C'est ce sentiment de voir dévoilé un monde compréhensible, fruit du génie humain, qui s'impose quand on visite la Corderie Vallois, à Notre-Dame de Bondeville, juste à côté de Rouen.
Cette ancienne filature est devenue une fabrique de cordes en 1880. L'énergie provenait du Cailly, une rivière qui faisait fonctionner 94 usines réparties sur à peine 20 kilomètres. Toutes ces filatures, indienneries, teintureries, corderies, ces tissages avaient un point commun, ils faisaient partie de la filière coton, un matériau qui arrivait à Rouen par bateau.
A partir de la roue à aube, la force hydraulique faisait tourner des arbres de transmission et actionnait toutes les machines de l'usine. A la corderie Vallois, les plus lourdes, en fonte, se trouvaient au rez-de-chaussée.
Bureau du directeur, corderie Vallois La corderie Vallois a fonctionné pendant un siècle, jusqu'en 1978. Sa transformation en musée l'a figée dans son état initial, qui plonge le visiteur dans la réalité de la condition ouvrière au temps de Zola ou de Monet. On respire l'odeur de graisse répandue en permanence sur les machines, ont entend leur bruit assourdissant, on perçoit le danger de blessure.
Chaque machine avait sa fonction, tordre les fils, les embobiner, les câbler, en faire des pelotes... Certaines occupent toute la longueur du bâtiment, d'autres ne prennent guère plus de place que votre ordinateur.
Dans un ballet impeccablement réglé, les fils tournent, s'assemblent et composent quelque chose de nouveau qui a un air familier.
Du matin au soir, les ouvrières et les enfants étaient à leur poste, dans la poussière de coton et le vacarme, ce cliquetis de 80 machines lancées au grand galop. Tous les quinze jours, les femmes venaient toucher leur maigre salaire en se présentant au guichet du bureau du directeur. Enfermé dans une cage vitrée dans un coin de l'usine, celui-ci jouissait d'un calme très relatif.

jeudi 15 mars 2012

Topinambour

<em>Fleurs de topinambours</em>, Claude Monet 1880, huile sur toile 100 x 73 cm, National Gallery of Art, Washington, D.C. Etats-Unis.Fleurs de topinambours, Claude Monet 1880, huile sur toile 100 x 73 cm, National Gallery of Art, Washington, D.C. États-Unis.

A la fin de l'année 1880, le paysagiste Claude Monet habite Vétheuil quand il peint plusieurs natures mortes et bouquets de fleurs d'automne : peut-être est-ce l'effet du mauvais temps qui l'oblige à rester à l'intérieur, ou peut-être le désir de se diversifier en proposant autre chose que des paysages, dans l'espoir de réaliser de meilleures ventes. Les temps sont difficiles.
Entre deux averses, Monet va faire un tour dans son jardin de Vétheuil et cueille de pleines brassées des grandes fleurs que celui-ci lui offre en septembre-octobre. Il peint des dahlias, des mauves, des asters, des chrysanthèmes. Et des topinambours.
C'est du moins le nom que porte cette toile, Fleurs de topinambours.
Qui l'a baptisée ainsi, Monet ou un marchand ? Sans aucun doute ce sont des hélianthes, un genre qui regroupe des dizaines d'espèces, mais s'agit-il vraiment de topinambours, alias helianthus tuberosus, les hélianthes cultivées pour leurs tubercules ? Si c'est le cas, alors les topinambours étaient beaucoup plus florifères qu'aujourd'hui.
Je sens que la question vous laisse de marbre. Elle m'importe, car je vous parle d'expérience. Séduite par ce tableau, je me suis mis en tête de cultiver des topinambours l'an dernier dans un coin de mon jardin.
Le topinambour revient timidement sur le devant de la scène culinaire. Soixante-dix ans après la guerre, il a toujours une réputation sulfureuse qui lui colle à la peau, en compagnie de son âme damnée le rutabaga.
Si vous en avez goûté récemment, vous savez que c'est délicieux, un goût qui fait plus que rappeler l'artichaut, qui est exactement semblable au fond d'artichaut le plus délicat. Évidemment, il faut aimer. Et surtout consommer avec modération.
On se lasse vite de certains légumes, c'est peut-être ce qui a causé tant de tort au malheureux topinambour. Non rationné pendant l'Occupation, il revenait trop souvent au menu. En trop grande quantité.
Bien décidée à faire fi de ces préjugés d'un autre âge, au printemps j'ai mis en terre six pieds de topinambours.
J'ai vu les tiges poindre, s'étoffer, grandir, se hisser, se hausser, se hâter de s'élever à n'en plus finir. Quatre mètres, quatre mètres cinquante. Une prouesse technique, un exploit, un numéro de cirque qui méritait des applaudissements, qui faisait s'arrêter les passants. Mais de fleurs, point.
L'automne vint, et tout en haut d'une tige interminable, une corolle timide s'ouvrit. Je retenais mon souffle, espérant toujours un bouquet de soleils en plein ciel.
Il n'y eut pas d'autre fleur. Les feuilles fanèrent et noircirent. Sous les tiges desséchées, un coup de bêche révéla d'étonnants tubercules en forme de fleurs, à la peau rose et ridée.
Les six pieds ont donné des kilos et des kilos de topinambours. C'est donc pour cela qu'on en mange toujours trop ! J'en ai distribué à tout le monde, y compris au livreur de machine à laver. Mais pas deux fois, il ne faut pas abuser des bonnes choses quand il y a du météorisme dans l'air.
Cette année, si les topinambours veulent bien éviter de repousser spontanément, je planterai des hélianthes.

lundi 12 mars 2012

Vernon dans les Misérables

VernonSi votre dernière lecture des Misérables remonte aussi loin que la mienne, vous avez probablement oublié que Victor Hugo situe une partie de l'intrigue à Vernon. Pour faire simple, c'est là que demeure le père de Marius.
Cet épisode nous vaut une description des plus charmantes de la ville vue côté Seine.

Quelqu'un qui aurait passé à cette époque dans la petite ville de Vernon et qui s'y serait promené sur ce beau pont monumental auquel succédera bientôt, espérons-le, quelque affreux pont en fil de fer, aurait pu remarquer, en laissant tomber ses yeux du haut du parapet, un homme d'une cinquantaine d'années coiffé d'une casquette de cuir, (...) se promenant à peu près tout le jour, une bêche ou une serpe à la main, dans un de ces compartiments entourés de murs qui avoisinent le pont et qui bordent comme une chaîne de terrasses la rive gauche de la Seine, charmants enclos pleins de fleurs desquels on dirait, s'ils étaient beaucoup plus grands : ce sont des jardins, et, s'ils étaient un peu plus petits : ce sont des bouquets. Tous ces enclos aboutissent par un bout à la rivière et par l'autre à une maison.

Victor Hugo, Les Misérables, Troisième partie - Marius - Livre troisième - Le grand-père et le petit-fils - Chapitre II - Un des spectres rouges de ce temps-là.

Je ne garantis pas cette vue de Vernon prise sur le motif, car il n'est pas sûr que le grand littérateur s'y soit arrêté. Je crois me souvenir qu'il n'a fait que voir la ville du train, c'est-à-dire fort peu.
Les Misérables sont parus en 1862, une époque où la quasi totalité des fortifications de Vernon était déjà démolie. Y a-t-il eu à leur place, pendant quelques temps, de petits enclos potagers ? Vingt ans plus tard, quand Monet peint la collégiale en 1883, on n'en voit aucun.
Et aujourd'hui, on a du mal à imaginer des terrasses et des enclos le long de la Seine, que ce soit au pied de la collégiale ou de l'autre côté du pont. Mais le niveau de l'eau était plus bas, et s'agissant de mouchoirs de poche...

mardi 6 mars 2012

Photos de Giverny

Pavot à GivernyJ'ai enfin rassemblé mes plus belles photos de Giverny dans une galerie en ligne. Elle se trouve à l'adresse giverny-photo.com et présente une sélection de 200 photos de Giverny à travers les saisons, classées par thèmes.
La galerie se compose actuellement de 14 albums sur les aspects les plus emblématiques du jardin et de la maison de Monet, le pont japonais, les nymphéas, la grande allée, le clos normand...
La sélection a été délicate, dans l'intention de retranscrire au plus juste l'esprit des lieux. Elle m'a pris beaucoup de temps, car j'ai passé en revue les 10 000 photos prises en 2011, pour commencer, et fait virtuellement le tour du jardin un nombre infini de fois ! Les années précédentes restent à explorer systématiquement.
Comment choisir ? La question ne m'a pas lâchée pendant tout ce temps. Y répondre, c'est répondre à la question, pourquoi cette galerie de photos de Giverny ?
Les raisons en sont mutiples.
Il y a la joie du partage, car malgré l'espace de publication offert par les deux blogs givernews.com et giverny-impression.com, je n'ai pas le temps en saison de publier les photos les plus belles, juste pour le plaisir des yeux.
Il y a la sécurité, les supports sur lesquels sont stockées les photos numériques sont fragiles, un stockage distant les protège.
Il y a aussi l'envie de professionnaliser cet aspect de mon activité qui me plaît beaucoup, et d'être en mesure de présenter mon travail aux médias à la recherche d'une illustration.
Alors, comment choisir ? J'ai essayé de répondre aux requêtes éventuelles, et pour cela il faut des plans larges, où l'on reconnaît bien le jardin. Et par ailleurs j'ai gardé certaines photos qui m'émeuvent et me donnent une irrépressible envie de me précipiter à Giverny. C'est tellement, tellement beau.
D'autres albums suivront, car pour l'instant j'ai écarté les thèmes qui ne sont pas spécifiquement givernois, tels que les portraits de fleurs. Les photos comme celle de ce pavot un peu théâtral, chef d'orchestre prêt à lancer d'un coup de baguette le premier accord, viendront plus tard. La petite histoire que raconte chaque fleur m'amuse beaucoup, c'est un aspect que j'ai envie de continuer à explorer.

jeudi 1 mars 2012

Acheter son billet à l'avance

Fondation Monet, le pont japonaisLa Fondation Monet ouvre dans un mois exactement, le 1er avril, et il est d'ores et déjà possible d'acheter son billet d'entrée en ligne. Un lien e-ticket à cet effet se trouve dans la colonne de gauche de ce blog.
C'est une sage précaution de prendre votre billet à l'avance, si vous envisagez de venir à Giverny un week-end de printemps, par exemple, et même en semaine, car la file d'attente à la caisse peut être assez longue, et atteint parfois deux heures. Les jours les plus chargés sont les ponts de mai-juin.
Le billet électronique est à peine plus cher que si vous l'achetez sur place, où il coûte 9 euros cette année pour un adulte, 5 euros pour les enfants et les jeunes entre 7 et 25 ans (c'est gratuit pour les petits jusqu'à 6 ans).
Une fois sur place, muni de votre billet coupe-file, ignorez superbement la queue devant l'entrée des visiteurs individuels et dirigez-vous vers l'entrée des groupes. Elle se situe en bas des jardins, au coin de la grande route qui vient de Vernon (D5), dans la petite ruelle Leroy.
Selon les heures et l'affluence, vous passerez par la porte 1 bis, ou si elle est fermée, par la porte voisine. Un surveillant scannera votre billet, et hop ! vous êtes à l'intérieur, à deux pas du jardin d'eau.
Les billets électroniques peuvent être achetés plusieurs mois à l'avance, ou le jour même.
Le week-end, la meilleure heure pour visiter les jardins de Monet est à l'ouverture. Avec votre billet coupe-file, vous pouvez entrer un peu plus tôt, vers 9h15, alors que la caisse des individuels n'ouvre qu'à 9h30. Cela vaut la peine de faire l'effort d'être là de bonne heure. Ces quelques minutes de quasi solitude, où le jardin s'éveille, sont purement magiques.
Si vous n'êtes pas du genre lève-tôt, le bon plan est de choisir au contraire la fin d'après-midi d'un jour de semaine. Arrivez avec vos billets vers 16h. La dernière heure, entre 17 et 18h, est un régal. Les jardins et la maison sont à vous ou presque, la lumière est chaude et douce. (Cette astuce est moins vraie le week-end, les visiteurs restent plus tard l'après-midi.) Et si vous hésitez sur le jour de la semaine auquel venir, le mercredi est le plus calme.
Pourquoi j'insiste ? Parce que beaucoup de personnes ne s'attendent pas au monde qu'il y a à Giverny. 611 000 visiteurs en 2011, en l'espace des sept mois d'ouverture !
Les allées des jardins de Monet sont étroites, certaines pièces de la maison minuscules. Pour profiter du charme de l'endroit, il vaut mieux être un peu au calme.


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ne sont pas libres de droits.

Merci
de respecter mon travail
en ne les copiant pas
sans mon accord.
Ariane.

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