mardi 31 janvier 2012
Au Mémorial de Caen
A la cafétéria du Mémorial de Caen, la jeune femme qui vous sert un café aussi noir que sa peau s'appelle Pacifique. Un prénom prédestiné pour travailler dans ce musée "Cité de la Paix". Quand on le lui dit, son rire éclate, éclaboussant de gaieté les idées sombres.
Ce n'est pas gai de visiter le Mémorial de Caen, "le" musée français de la Seconde Guerre mondiale. Oppressant même de parcourir ce grand livre d'histoire où l'architecture est au service du propos pour faire comprendre et ressentir les évènements, les causes du conflit, son évolution, ses suites.
Mais le Mémorial se veut aussi un espace où plaider pour les droits de chaque être humain. C'est dans cet esprit que chaque année depuis quinze ans, a lieu le concours de plaidoiries pour les Droits de l'Homme.
Ce concours s'adresse en priorité aux lycéens, mais aussi aux élèves avocats et aux avocats. Jeunes ou ténors du barreau choisissent eux-mêmes une cause qu'ils souhaitent défendre.
Plus de 800 lycéens y ont participé cette année. Après avoir franchi la sélection régionale, les meilleurs se départageaient ce week-end au Mémorial de Caen.
C'est réconfortant de voir tous ces jeunes s'indigner. Prendre fait et cause pour la corne de l'Afrique, contre la répression en Syrie, pour la liberté d'expression en Russie, ou plus près de nous pour le droit à une fin de vie digne et heureuse.
Je suis repartie du Mémorial avec dans le coeur l'espoir offert par leurs messages de refus de l'inacceptable, leur jeune éloquence contre l'indifférence.
Et le rire de Pacifique.
Ce billet, écrit à 18:50 par Ariane dans la catégorie Caen a suscité :

On est souvent un peu déçu par les tombes des gens célèbres. On s'attendait à quelque chose de grandiose, à l'image de leur talent ou de leur aura, on se retrouve devant une dalle banale qui pourrait être celle de n'importe qui.
Je ne sais pas ce qui se passe la nuit, mais en pleine après-midi, l'atmosphère est paisible et la balade agréable, le long des allées rectilignes animées par les silhouettes des ifs et des pins.
Le flaubertien du dimanche franchit donc la porte du cimetière monumental de Rouen et se met en quête de la signalétique vers la tombe illustre. Et là, surprise, Flaubert a de la compagnie. Sépultures Louis Bouilhet et famille Flaubert, suggère la pancarte.
En fait, ce n'est pas si étrange que cela, et simplement l'effet de l'ordre alphabétique. Car si Louis Bouilhet a sombré dans l'oubli, sauf pour les flaubertiens à plein temps, il a pourtant compté beaucoup pour son grand ami Gustave. Tous deux se sont connus au collège, pour devenir intimes à 24 ans.
Cette paire de 





C'est entendu, les
Ils ont laissé de côté les calculs astronomiques et servent... avez-vous deviné à quoi ? 