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Giverny News

Le Blog d'Ariane,

samedi 29 octobre 2011

Le cartel de Monet

Pendule cartel de Claude Monet, GivernyCette jolie pendule posée sur une console se trouve dans la chambre à coucher de Monet à Giverny.
Placée comme elle est dans l'encoignure du mur à côté de la fenêtre, derrière la porte qui mène au cabinet de toilette, il faut être un visiteur attentif pour la remarquer.
Son raffinement surprend, dans cette chambre au lit et à l'armoire tout simples.
Je ne me souviens pas d'avoir lu quelque chose sur cette pendule, elle gardera donc son mystère. Si un horloger ou un antiquaire passe sur cette page, j'aimerais bien avoir son avis.
A première vue, il me semble que c'est un cartel de style Louis XV, que Monet pourrait s'être acheté à la fin du 19e siècle, à moins qu'il ne l'ait reçu en cadeau. Le cadran, orné de deux très belles aiguilles, ne porte pas de signature apparente.
Je ne crois pas non plus avoir jamais entendu sonner ce cartel, j'ignore s'il fonctionne, à l'inverse de l'horloge du salon bleu qui rythme les heures et les demies de son timbre aigu tout simple.
On passait beaucoup de temps autrefois à remonter les montres, les pendules et les horloges. On a oublié cette servitude aujourd'hui.
Mais demain, il faudra faire le tour de tout ce qui donne l'heure dans la maison pour remonter le temps de soixante minutes, sauf bien sûr les appareils qui sont assez malins pour se mettre à l'heure d'hiver tout seuls.

mercredi 26 octobre 2011

Derniers jours de l'expo Clark

Musée des impressionnismes GivernyVite ! Il ne reste plus que jusqu'à lundi soir pour voir l'exposition Clark au musée des impressionnismes Giverny. Le dernier jour est le 31 octobre 2011.
Après, tous ces sublimes Renoir, ces somptueux Monet (l'Aiguille d'Etretat, les Oies dans le ruisseau...) ces fascinants Corot vont reprendre la route, non pas tout de suite vers le Francine and Sterling Clark Institute de Williamstown, au Massachussetts, mais vers Barcelone dans un premier temps.
Jamais une expo n'aura fait à ce point l'unanimité à Giverny, comblé autant les visiteurs, qui ressortent éblouis par tant de toiles exquises.
Quel rassemblement de premier ordre ! Un exemple : l'oeuvre de Renoir que l'on aperçoit à gauche sur la photo, la jeune fille endormie avec un chat sur les genoux, a fait partie de la collection personnelle de Paul Durand-Ruel, le marchand des impressionnistes, qui l'avait accrochée dans son grand salon. C'est un signe qui ne trompe pas.
Bref, vous ne pouvez pas rater cette expo. Dépêchez-vous !

vendredi 21 octobre 2011

Octobre à Giverny

Octobre à Giverny Fermeture annuelle des jardins de Monet à Giverny : 1er novembre 2011 à 18h

Ça y est ! L'automne s'annonce à Giverny. Chaque année j'attends avec impatience la deuxième quinzaine d'octobre, la cerise rouge sur le gâteau de la saison. Le grand embrasement des arbres. Et les reflets chauds dans l'étang de Monet.
Du côté du clos normand, le jardin de fleurs est sur le déclin. Il a fait -2°C cette nuit, il ne faut pas s'attendre aux merveilles qui rayonnaient partout début octobre, les dahlias somptueux, la rivière de capucines, le festival de sauges, de soleils et d'asters. Mais tandis qu'annuelles et vivaces tirent leur révérence à la belle saison, la magnificence s'est décalée vers le jardin d'eau.
Lui d'habitude si paisible et serein sort de sa méditation.
L'automne, ce peintre fauve, y fait voltiger ses invisibles pinceaux, et chaque jour le tableau change, toujours plus flamboyant.
C'est le moment où il faut voir le bassin, dans la lumière de midi, quand il tend des reflets de bleu pur qui se mêlent à l'or des frondaisons.
Autour des derniers boutons de nymphéas, qui ne s'ouvriront plus, leurs feuilles vertes et mauves éclaboussées d'ambre offrent des mondes en réduction.
Miroir parfait dans l'air immobile, la surface est le terrain de jeu préféré de la brise, qui vient la chatouiller de temps en temps. Dans le flou des éclats de lumière qui s'emmêlent, on entendrait presque ses éclats de rire.

jeudi 20 octobre 2011

Les jardins d'Angélique

Les jardins d'Angélique, Montmain, Seine-MaritimePour ceux qui ont envie de prolonger la visite de Giverny par celle d'autres jardins, plusieurs endroits enchanteurs les attendent en direction de Rouen : le jardin plume, le parc du château de Vandrimare, et les jardins d'Angélique sont tous trois situés dans le même secteur en pleine campagne, à quelques kilomètres de la capitale normande.
Vandrimare est un jardin puissant, tout en arbres majestueux. Plume, un endroit sensuel et tactile, où la vue invite au toucher. Les jardins d'Angélique sont un rêve de jardin, un paradis doux et poétique à la touche très féminine.
Angélique était la fille des propriétaires. Elle a rejoint les anges, mais son souvenir flotte partout au coin des massifs : harmonies tendres blanches ou de tons pastels, statuettes d'angelots disposées deci-delà, délicat mobilier...
Le jardin a été créé par les parents pour tromper leur deuil, travailler le vivant. Ce sont aujourd'hui la mère et la soeur d'Angélique qui l'entretiennent avec une énergie et un goût admirables.
Il faut sans doute voir ces jardins à la saison des roses, partout présentes. En ce début d'automne, un air de mélancolie les gagne, qui leur va bien.
Au centre de la propriété, un manoir du 17e siècle est précédé d'une vaste pelouse. Derrière la bâtisse, on découvre un jardin de buis taillés entourant des carrés de vivaces. Une grande fontaine affirme le classicisme du lieu.
Devant le manoir, on entre dans la partie la plus magique, des ruelles de gazon donnant sur des massifs de fleurs aux accords subtils. Madame Le Bellegard est là, occupée à jardiner mais disponible, prête à renseigner. Encore plus qu'ailleurs chez d'autres passionnés, on sent que son jardin est l'objet de sa tendre attention.
On prend le temps de flâner pour découvrir toute la finesse de ses compositions, la rareté de certains spécimens, les surprises ménagées ça et là. Rien de plus simple : on n'a pas envie de partir...

Jardins d'Angélique Hameau du Pigrard 76520 Montmain (10km à l'est de Rouen)
02 35 79 08 12, ouverts toute l'année de 10h00 à 19h00.
Du 1er juillet au 15 octobre, fermés le mardi.
Entrée 5€, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

mercredi 19 octobre 2011

Les mises en scène de la visite guidée

Les mises en scène de la visite guidée, Michèle Gellereau, L'Harmattan, 2005La visite guidée, objet d'études par des chercheurs en communication ? En 2005, Michèle Gellereau, maître de conférences à l'université de Lille, a publié un essai aux éditions l'Harmattan, Les mises en scène de la visite guidée, communication et médiation. Grâce à une enquête de terrain qui l'a amenée à suivre une centaine de visites guidées, elle s'est attachée à dégager les points communs des pratiques de guidage, considérées sous l'angle de la communication.
Michèle Gellereau n'a pas rédigé son ouvrage pour les acteurs concernés, guides ou public, mais pour ses pairs chercheurs en communication. C'est dire qu'il faut un peu s'accrocher pour s'approprier aussi bien le vocabulaire (pourquoi la "scène" de la visite et non le "cadre" ?) que les concepts.
Quelques titres de chapitres au hasard, dans la 2e partie :

De l'interprétation à l'appropriation : la triple mimèsis
Pré-compréhension, configuration et reconfiguration
La capture du temps
Du préconstruit à l'horizon d'attente : deux exemples


On est à mille lieues de notre métier qui consiste tout au contraire à rendre les choses accessibles.
Malgré tout, et sans prétendre avoir tout assimilé, c'est une lecture intéressante pour qui est concerné par le travail de guide. Michèle Gellereau met le doigt sur nombre de nos préoccupations, et formule tout haut des questions essentielles qu'on oublierait presque de se poser. Quel est l'objectif stratégique de la visite guidée ? Quelle est la fonction du guide ? Quelles sont les attentes du public ? Comment donner du sens ? Quelle doit être la place du dialogue dans la visite ?
Chaque guide se fait implicitement une certaine idée de ces questions, et adapte son discours en conséquence.
On ne trouvera pas dans le livre de Michèle Gellereau de réponse définitive, davantage un recensement de différents cas de figures puisés dans des contextes très divers. C'est un point de départ pour s'interroger sur sa propre pratique.

Aux collègues qui me font l'amitié de me lire : je vous prêterai avec plaisir ce livre s'il vous intéresse.

lundi 17 octobre 2011

Iris remontant

Iris remontant, GivernyUn iris en octobre, au milieu des asters et des cosmos, c'est le spectacle insolite offert par les iris remontants.
Quand on aime les iris, difficile de résister à l'envie de les voir fleurir une deuxième fois. Les catalogues spécialisés en proposent de nombreuses variétés aux noms évocateurs : autumn echo, double click, Halloween Halo...
Tous se hâtent d'ajouter que la deuxième floraison est aléatoire. Elle dépend de la latitude, de l'ensoleillement, de la richesse du sol, de l'arrosage estival, et bien entendu de l'âge du jardinier.
A Giverny, cet iris remontant est le seul que j'aie aperçu dans les jardins, non loin de la serre.
Je ne manque pas de le montrer aux visiteurs, et, cocorico ! si les noms de variétés sont souvent anglais, impératif commercial oblige, le mot technique de "remontant", lui, est passé tel quel en anglais et en allemand.
Toutefois, les anglophones préfèrent dire simplement rebloomer ou reblooming, qui a l'avantage de la clarté.

dimanche 16 octobre 2011

Les vignes du Seigneur

Abbaye de Boscherville, Seine-MaritimeCette abbaye romane qui se dresse derrière des rangées de ceps de vigne n'a pas été photographiée en Bourgogne, mais bien en Normandie. Elle se trouve à quelques kilomètres de Rouen dans l'une des boucles de la Seine qui serpente paresseusement jusqu'à la mer, ponctuée d'abbayes le long de son parcours. C'est l'abbaye Saint-Georges de Boscherville.
Il n'y a plus de communauté religieuse en activité ici. Pour cela, il faut aller à Saint-Wandrille ou au Bec-Hellouin. Mais une association très active restaure et entretient les lieux. Les jardins de l'abbaye, en particulier, ont été entièrement recréés, y compris les vignes, qui fournissaient autrefois le vin de messe.
On dit pis que pendre du vin du val de Seine. Non loin de là, à Jumièges, celui de Conihout faisait l'objet de ce distique définitif :

De Conihout ne buvez pas,
car il mène l'homme au trépas.

Le vin de Vernon, Giverny ou Saint-Marcel, nommé le cailloutin, n'était guère meilleur. On dit qu'il fallait trois mains pour boire le vin normand : une pour tenir le verre, et deux pour s'accrocher fermement à la table pour ne pas s'écrouler.

Tout cela, c'est du passé ! J'ai goûté cette semaine un raisin incroyable à Boscherville.
En me voyant prendre la photo, le viticulteur qui peaufinait l'entretien du clos avant la vendange m'en a proposé une grappe : surprise, les grains étaient gorgés de sucre et de saveur.
Le muscat de Hambourg est réputé pour fructifier très au nord. Le vigneron m'a assuré qu'il demande peu de traitement, juste un peu de bouillie bordelaise. Peut-être que le vin qu'on en tirerait ne serait pas exceptionnel, mais comme raisin de table, cueilli à point, il surpasse celui qui nous arrive du sud au terme d'un long voyage.

mercredi 12 octobre 2011

Les oies dans le ruisseau

Les oies dans le ruisseau, Claude Monet, 1874, huile sur toile 73,7 x 60 cm, Francine and Sterling Clark Art Institute, Willamstown, MassachussettsLes oies dans le ruisseau, Claude Monet, 1874, huile sur toile 73,7 x 60 cm, Francine and Sterling Clark Art Institute, Willamstown, Massachussetts

Une des oeuvres de Monet les plus fascinantes que le Musée des Impressionnistes Giverny présente jusqu'au 31 octobre 2011 s'intitule les Oies dans le ruisseau. Comme toutes les toiles de l'exposition, elle vient du Francine and Sterling Clark Art Institute de Williamstown, aux États-Unis. Le couple de collectionneurs l'a acquise en 1949, manifestant une fois de plus la sûreté de son goût.
Le tableau est signé et daté en bas à gauche : Claude Monet 74. 1874, c'est l'année de la première exposition impressionniste chez Nadar, éreintée par les journaux, l'année où le public découvre Impression, soleil levant et où le mot impressionnistes est forgé par dérision par un critique.
Les oies dans le ruisseau, ce titre, chez Monet, sent le paradoxe. Derrière un sujet champêtre conventionnel, dénué d'originalité au premier abord, il y a dans ce tableau toute l'audace et la fougue d'un Monet de 33 ans qui semble habité par ses recherches picturales.
Pour une fois, le peintre a choisi le format vertical, celui des portraits, pour un paysage. Ce cadrage renforce l'effet de profondeur, accentue l'étroitesse du passage qui conduit vers la maison à l'arrière-plan.
Cet axe bien posé, Monet va s'employer à brouiller les cartes.
C'est une journée ensoleillée, assez chaude pour qu'on laisse les portes ouvertes, mais l'automne a déjà l'air de teinter les arbres de droite et de déplumer ceux de gauche.
L'air est vibrant d'une belle lumière que Monet capte en coups de brosse rapides, pâteux. Les tonalités de verts et de roux rehaussés de bleu marine se répandent sur les feuillages, dans l'eau et le chemin, en petits points lumineux qui noient les contours.
Les oies ont décidé de se jeter à l'eau, formant des rides à la surface qui attirent le regard comme une cible. Mais à peine l'oeil se pose-t-il sur les formes blanches des volatiles, qu'il nage en pleine confusion au milieu des oiseaux et de leurs reflets fragmentés en petites touches claires.
Le regard poursuit son enquête, cherche la berge. Où est-elle ? Où commence et où finit le ruisseau ? Impossible de le savoir avec certitude, car Monet a très habilement fait s'étirer les ombres des arbres de gauche dans la continuité des cercles sur l'eau. Le chemin a l'air de continuer la rivière, sans délimitation définie ni de ligne ni de couleurs.
Si le regard s'avance dans cette partie ombragée, attiré par les teintes contrastantes de la maison, il vient buter sur l'énigme de la porte ouverte, en plein dans l'axe de la perspective. Où se trouve le fond du tableau ? Il se dérobe, petite zone sombre qui ne donne rien à voir. On nous propose d'entrer, sans nous y inviter vraiment.
Le tableau n'a pas d'horizon. Les volumes se fondent les uns dans les autres, se confondent. Ou alors ils se masquent, comme les arbres qui cachent la maison. Rien n'est montré en entier, les oies elles-mêmes sont toutes petites dans le tableau, esquissées plutôt que dépeintes.
Qu'on ait envie de jouer avec Monet au jeu des frontières ou non, les teintes chaudes et l'équilibre du tableau séduisent. Il y a juste ce qu'il faut d'orange dans le toit pour répondre au bleu du ciel, juste assez de masse solide pour contrebalancer l'omniprésence du feuillage.
Les éléments privilégiés de Monet sont là, ceux qui exploseront bien plus tard dans le cycle des Nymphéas. L'eau et les reflets, l'importance de l'effet de lumière, la berge plantée d'arbres. Et comme dans le jardin de Monet à l'automne, on retrouve le désir que les végétaux vous englobent pour qu'il n'y ait plus de limite, non plus, entre l'être humain et la nature.

mardi 11 octobre 2011

Coucher de soleil à Giverny

Coucher de soleil à Giverny Autant les levers de soleil sont somptueux à Giverny, autant les crépuscules font dans la retenue, du moins en ce moment proche de l'équinoxe où le soleil se couche vraiment à l'ouest.
C'était une lubie, un rêve, un fantasme, voir le soleil descendre de plus en plus orange à l'horizon, et se refléter en éclats d'or entre les nymphéas, comme sur les tableaux de Monet.
Pour confronter la réalité avec cette vision imaginaire, la semaine dernière je suis restée un peu tard dans les jardins de Giverny.
Et tandis que je patientais en attendant la tombée du jour, il devenait de plus en plus évident que le soleil piquait tout droit... derrière le massif de bambous plantés on ne sait pourquoi pile dans l'axe par Monet.
Un peu de poussière dorée sous le pont japonais, des feuillages plus gris que verts, voilà tout le spectacle offert par l'astre du jour sur le déclin.
Il faudra que je revienne à une autre période de l'année, quand le soleil finit sa course plus au nord ou plus au sud, et que le crépuscule magnifie le ciel à gauche ou à droite de la bambouseraie.

dimanche 9 octobre 2011

Interlude

Nymphéa rose et feuilles d'automne, Giverny
Si vous avez connu la télé noir et blanc, vous vous souvenez peut-être du petit train d'interlude qui faisait patienter les spectateurs avec des rébus ou de petites histoires, qui défilaient à un rythme d'une lenteur inimaginable aujourd'hui.
Les feuilles d'automne à la queue leu leu au milieu des nénuphars m'ont fait penser à vous proposer cet interlude dans la visite de la maison de Monet.
Nous irons bientôt nous promener à l'étage et dans la salle-à-manger et la cuisine.
En attendant, un petit coup d'oeil sur le jardin que l'automne poétise.

mardi 4 octobre 2011

Premier atelier

Premier atelier de Monet à GivernyDans la maison de Monet, la petite entrée, réservée à l'usage du peintre, mène d'un côté à l'escalier vers sa chambre, de l'autre à son premier atelier. Celui-ci se trouve en contrebas du reste de la maison. Si l'on vient du jardin, il faut donc monter quelques marches juqu'au perron pour ensuite les redescendre, ce qui ne semble pas très logique.
La disposition un peu bizarre des lieux s'explique par leur affectation d'origine. Quand il s'installe à Giverny, Monet trouve une grange sur le côté gauche de la maison. De cette vaste pièce au sol en terre battue, il va faire son premier atelier, en ajoutant un plancher, des boiseries et une volée de marches pour le relier au reste de la maison. Conformément au goût de l'époque, ces éléments sont réalisés en pitchpin.
Du haut de l'escalier, le regard embrasse l'atelier où rien ne semble avoir changé, du mobilier aux bibelots, des lampes au bouquet de plumes de paon.
Sur le côté, on remarque à peine une grande porte cochère, la porte d'origine de la grange, de plain-pied avec le jardin. Le peintre pouvait aussi passer par là pour entrer ou sortir avec ses invités.

samedi 1 octobre 2011

L'épicerie

L'épicerie de la maison de Monet à GivernyDans la maison de Monet à Giverny, une petite épicerie fait suite au salon bleu. C'est une pièce qui fait office d'office, si j'ose dire, pas vraiment un office officiel, plutôt une entrée transformée en épicerie. Ceci explique sa place pas du tout conventionnelle ni pratique, entre salon et atelier. On s'attendrait plutôt à la trouver près de la cuisine, ou à la limite à proximité de la salle-à-manger.
Les couleurs des murs, vert pâle et mauve, ne frappent pas dans ce local, et les jolis meubles ont échappé à la fièvre coloriante qui prévaut ailleurs. Le buffet façon bambou a gardé sa couleur naturelle, de même que les boîtes à oeufs et le vestiaire, en vrai bambou cette fois.
Le salon bleu se traversait en diagonale. L'épicerie, quant à elle, distribue quatre ouvertures, si bien qu'il y avait à l'époque de Monet de multiples façons d'y passer en allant au jardin ou en en revenant. Elle pouvait aussi être plus qu'un corridor, le but d'un trajet depuis le salon pour y chercher ou y déposer quelque chose.
Le charme de cette petite pièce, une de mes préférées dans la maison, tient beaucoup à sa simplicité, sa décoration un peu désuète qui n'en fait pas trop. Surtout, les boîtes à oeufs lui donnent un esprit campagne qui sied bien à la demeure.


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Ariane.

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