lundi 29 novembre 2010
Monet au Grand Palais
Exposition Claude Monet au Grand Palais, Paris, jusqu'au 24 janvier 2011
Si vous avez l'intention de visiter l'exposition Claude Monet qui se tient jusqu'au 24 janvier à Paris, et que vous n'avez pas de carte coupe-file, voici le conseil des gardiens pour éviter de faire la queue trop longtemps : venez à 19h30. Les galeries du Grand Palais sont ouvertes en nocturne tous les jours jusqu'à 22h (sauf mardi fermeture à 14h et jeudi à 20h). A 19h30, selon les surveillants, l'attente ne dépasse pas une demi-heure.
Le conseil de venir le matin n'est pas judicieux si vous n'avez pas de billet ou de coupe-file, il peut y avoir, toujours selon les gardiens, plus de 4h d'attente.
L'achat des billets en ligne n'a plus l'air possible apparemment.
Que vous dire de l'expo elle-même ? Si vous aimez l'entretien en tête à tête avec les chefs d'oeuvre, la rêverie contemplative devant la toile, ce sera peut-être un peu difficile, surtout dans les premières salles. L'accrochage y est dense, l'espace étroit, les visiteurs tout frais écoutent encore religieusement les audiophones, et les tableaux, tous différents, prennent plus de temps à voir que les séries. Ne vous découragez pas, ça va mieux après, et surtout à l'étage en dessous.
Outre la rétrospective aussi exhaustive que possible de la carrière du peintre, l'expo s'attache à montrer comment Monet a aimé "revisiter" les lieux où il avait peint, des côtes normandes à Vétheuil, de Londres à la Hollande.
La mise en parallèle d'oeuvres de jeunesse avec celles de la maturité révèle toute l'évolution de son style. Il y a dans ces toiles à motifs répétitifs, non seulement une étude des lumières du temps qu'il fait, mais aussi l'expression du temps qui passe.
Cette conjugaison culmine en apothéose dans l'infinie rêverie des Nymphéas. Juste avant la sortie, (logique !) c'est bizarrement la salle qui retient le moins le public, plus enclin à passer du temps devant des paysages et des figures que devant ce non-sujet. C'est pourtant l'une des rares où l'on peut enfin s'asseoir, et voir néanmoins quelque chose.
Enfin, si l'expo suggère la visite de l'Orangerie, elle m'a eu l'air de faire soigneusement l'impasse sur le musée Marmottan, qui présente ses 136 Monet dans la totalité de ses salles, sur trois étages. On a beau les avoir déjà vues presque toutes, c'est toujours un bonheur, et là, il y a tout de même moins de monde.
Ce billet, écrit à 18:34 par Ariane dans la catégorie Expos Monet a suscité :

Avec sa tête penchée qui paraît sur le point de choir, cette sphynge située dans le jardin de la maison Vacquerie à Villequier me fait penser à Léopoldine. Peu importe qu'elle n'ait sans doute qu'une vague ressemblance avec la fille de Victor Hugo, au visage fin et doux, lui aussi, selon les portraits d'elle qui nous sont parvenus. 



A propos de ses vues du bassin aux nymphéas, Claude Monet utilisait l'expression "paysages d'eau". Où est-il allé la pêcher ? Existait-elle auparavant, ou l'a-t-il forgée ? 
