dimanche 8 juillet 2007
Rose trémière
Pourquoi rose ? Pourquoi trémière ? Le nom de cette grande fleur très répandue est une énigme. Il serait une déformation de rose d'outremer, expression apparue vers 1500. Est-ce à dire que la plante est d'origine américaine ? Mystère. En tout cas la voici totalement chez elle dans la plupart des coins de France, avec sa faculté de pousser n'importe où qui lui donne l'air de surgir des trottoirs.
Elle est parfaite le long des façades ou des murs, où son bon caractère de vivace la fait revenir chaque année sans embêter le jardinier. Elle pousse même l'amabilité jusqu'à se ressemer toute seule. Il n'y a plus qu'à sortir sa chaise longue et la regarder croître quasiment à vue d'oeil.
Difficile de parier sur sa couleur : la rose trémière s'hybride spontanément, on a donc la surprise du coloris, rose pâle un peu fade ou pourpre profond, en passant par toutes sortes de merveilles bicolores.
Si facile à cultiver, la rose trémière a pourtant deux défauts : elle craint le vent et la pluie qui la couchent, et quoi qu'on fasse elle a piteuse allure quand elle arrive en fin de floraison, avec ses grandes tiges déplumées qui arborent tout en haut leurs dernières corolles. Il ne faut pas hésiter à les couper, la rose trémière se dépêche alors de fabriquer une nouvelle tige et vous gratifie d'une floraison à l'automne, troquant la compagnie des marguerites et des hémérocalles pour celle des asters et des anémones du Japon.
Ce billet, écrit à 15:32 par Ariane dans la catégorie Fleur (2) a suscité :
